Endoscopy 2015; 47(09): 869
DOI: 10.1055/s-0034-1392961
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Commentaire du travail de Tsujii Y et al., pp. 775

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Publication Date:
28 August 2015 (online)

 

Yoshiki Tsujii, Tsutomu Nishida, Osamu Nishiyama, Katsumi Yamamoto, Naoki Kawai, Shinjiro Yamaguchi, Takuya Yamada, Toshiyuki Yoshio, Shinji Kitamura, Takeshi Nakamura, Akihiro Nishihara, Hideharu Ogiyama, Masanori Nakahara, Masato Komori, Motohiko Kato, Yoshito Hayashi, Shinichiro Shinzaki, Hideki Iijima, Tomoki Michida, Masahiko Tsujii, Tetsuo Takehara. Clinical outcomes of endoscopic submucosal dissection for superficial esophageal neoplasms: a multicenter retrospective cohort study.

Commentaires: Gilles Lesur

L’efficacité et les résultats à long terme de la dissection sous-muqueuse (DSM) oesophagienne sont moins bien évalués que ceux de la DSM pour les cancers superficiels de l’estomac.

Dans ce travail japonais Tsujii et al. ont étudié rétrospectivement les résultats de 312 patients avec 373 lésions œsophagiennes traitées par DSM dans 11 centres entre mai 2015 et décembre 2012, avec au final une étude portant sur 368 cancers superficiels de l’œsophage chez 307 sujets.

La taille moyenne de la tumeur était de 18 mm (extrêmes: 2-85 mn). La durée moyenne de la procédure était de 90 minutes (extrêmes: 12-450 mn). Une résection en bloc et une résection complète étaient obtenues dans respectivement 96,7 % (IC à 95 %: 94,4 % – 98,1 %) et 84,5 % des cas (IC à 95 %: 80,5 % – 87,8 %). Une perforation (y compris sous forme d’emphysème médiatisnal), une pneumopathie au décours du geste, une hémorragie et une sténose de l’œsophage survenaient dans respectivement 5,2 % (IC à 95 %: 3,3 % – 7,9 %), 1,6 % (IC à 95 %: 0,7 % – 3,5 %) 0 % et 7, 1 % des cas (IC à 95 %: 4,9 % – 10,2 %). Toutes ces complications étaient résolutives avec un simple traitement conservateur et il n’y avait aucun décès. Le risque de perforation était plus élevé en début d’expérience (OR: 4,04, p < 0,01) et dans les centres ayant un moindre volume d’activité (0R: 3,03, p = 0,045). Le risque de sténose oesophagienne était directement lié à la circonférence de la lésion traitée (OR: 32,3, p < 0,01). La durée de la procédure diminuait avec l’expérience (p < 0,01). Les données de suivi (durée moyenne: 35 mois, extrêmes: 4-98 mois) montraient une différence significative en termes de survie globale (p = 0,03) et de survie sans récidive (p = 0,01) entre les patients traités à visée curative et ceux traités à visée non curative.

Les auteurs concluent que la DSM de l’œsophage est de plus en plus souvent réalisable et qu’elle est associée à une incidence acceptable de complications et à de bons résultats à long terme.