Endoscopy 2015; 47(10): 965
DOI: 10.1055/s-0035-1563752
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Commentaire du travail de Yaghoobi M et al., pp. 884

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Publication Date:
29 September 2015 (online)

 

Mohammad Yaghoobi, Qi Pauls, Valerie Durkalski, Joseph Romagnuolo, Evan L. Fogel, Paul R. Tarnasky, Giuseppe Aliperti, Martin L. Freeman, Richard A. Kozarek, Priya A. Jamidar, Charles M. Wilcox, Grace H. Elta, Robert H. Hawes, April Wood-Williams, Peter B. Cotton. Incidence and predictors of post-ERCP pancreatitis in patients with suspected sphincter of Oddi dysfunction undergoing biliary or dual sphincterotomy: results from the EPISOD prospective multicenter randomized sham-controlled study.

Commentaires: Gilles Lesur

La dysfonction du sphincter d’Oddi de type III (DSO III) est défini par la survenue de douleurs biliaires et/ou pancréatique sans dilatation canalaire et/ou élévation des enzymes. La sphinctérotomie souvent proposée dans ce cadre se complique dans environ 15 % des cas de pancréatite aiguë, un risque qui est réduit par la pose préventive d’une prothèse pancréatique.

Le but de cette étude prospective randomisée ayant inclus 214 patients avec DSO III cholécystectomisés était de comparer, après randomisation 2 pour 1, l’évolution des patients après sphinctérotomie vraie ou “factice”. Selon les résultats de la manométrie pancréatique pratiquée en début d’examen une sphinctérotomie biliaire ou double, biliaire et pancréatique, était pratiquée. Une prothèse pancréatique était posée à titre systématique après le geste dans tous les cas de sphinctérotomie sauf un. Aucune prophylaxie médicamenteuse n’était proposée.

Une pancréatite aiguë survenait dans 10,6 % des cas des patients traités par sphinctérotomie et dans 15,1 % des patients du groupe “factice”, différence non significative. Il en était de même en analysant les patients par sous-groupe, sphinctérotomie biliaire ou sphinctérotomie double. Une analyse multivariée mettait en évidence une interaction entre la durée de la procédure et le type de sédation (p < 0,02).

Cette étude confirme le risque élevé de pancréatite aiguë après CPRE en cas de dysfonction du sphincter d’Oddi, y compris après pose à visée préventive d’une prothèse pancréatique. La pratique d’une sphinctérotomie biliaire et/ou double n’augmente pas significativement le risque de pancréatite aiguë. L’étonnante association entre la durée de l’examen, le type de sédation et le risque de pancréatite aiguë mérite d’autres travaux.