Endoscopy 2008; 40(09): 968
DOI: 10.1055/s-0032-1306873
Commentaires
© Georg Thieme Verlag KG Stuttgart · New York

Commentaire de travail de A. D. Koch et al., pp. 735

Further Information

Publication History

Publication Date:
12 March 2012 (online)

 

A. D. Koch, J. Haringsma, E. J. Schoon, R. A. de Man, E. J. Kuipers. Simulateur de 2ème génération pour la coloscopie: validation et expérience initiale

Contrairement à ce qui se passe pour l'aviation, peu de simulateurs sont développés pour l'entraînement à l'endoscopie digestive et aucun n'est finalement recommandé voire indispensable. Une équipe hollandaise de l'Université Erasmus a évalué le nouveau simulateur Olympus Endo TS-1, prototype de 2ème génération.

Les objectifs de cette première étude sur simulateur ont été: 1) d'évaluer chez les opérateurs plusieurs paramètres tels que le temps pour atteindre le caecum, la force appliquée pour l'insertion du tube, la force appliquée à l'extrémité du tube, le mouvement de torsion du tube et la douleur du patient. Un score global était établi. 2) d'apprécier le réalisme de cette coloscopie simulée selon une échelle visuelle analogique (EVA de 0 à 10).

Les endoscopistes, recrutés volontairement, étaient soit novices (n = 26) soit experts (n = 23), ces derniers ayant réalisés plus de 1000 coloscopies.

Les résultats ont montré un score médian de 973 pour les novices et, de 1212 pour les experts mais cette différence n'était pas significative (p = 0,073). Par contre, les experts étaient plus rapides pour atteindre le c\:acum (220 sec) que les novices (780 sec) (p < 0,001) mais ils ont exercé une force d'insertion du tube un peu plus importante (11,8 N vs 11,6 N) mais non significativement différente (p = 0,147). Le score maximum de douleur était atteint plus souvent par les experts (86% vs 73%, p = 0,018), le score EVA était de 65/10 dans les 2 groupes.

Reste à démontrer le plus important: l'amélioration des critères qualité de la coloscopie à la suite d'une formation sur simulateur. Pour le futur, reste également à développer un logiciel de reconnaissance des aspects lésionnels.