Endoscopy 2008; 40(09): 967
DOI: 10.1055/s-0032-1306866
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Commentaire de travail de A. Horiuchi et al., pp. 722

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Publication Date:
12 March 2012 (online)

 

A. Horiuchi, Y. Nakayama, N. Tanaka, H. Fujii, M. Kajiyama. Etude comparative, prospective et randomisée, de la mise en place d'une gastrostomie percutanée endoscopique par méthode directe versus système de bouton de 24 French

La gastrostomie percutanée endoscopique (GPE) est la méthode de référence pour la nutrition entérale à long terme.

Le but de cette étude japonaise a été de comparer la méthode de référence (GPE) à une méthode directe de mise en place d'un système “bouton pression “avec un kit spécial qui ressemble à celui utilisée par les radiologues mais utilisé sous contrôle endoscopique

D'octobre 2005 à janvier 2006, 140 patients ont été randomisés: 72 ont eu la méthode de référence, 68 le système bouton. Les paramètres étudiés ont été le taux d'infections péri-stomiales, la durée de la procédure et, à 180 jours le taux de remplacement du cathéter.

Ce kit est constitué par un mandrin “bouton pression” qui permet 1) de réaliser une gastropexie en 2 points, 2) d'introduire dans la cavité gastrique un fil guide sur lequel sera réalisée une dilatation du trajet percutané afin de faire coulisser une sonde de 24 French sous contrôle endoscopique.

Les résultats ont montré: 1) 2 groupes homogènes de patients. 2) moins d'infections péri-stomiales à 30 jours dans le groupe de la méthode directe (0% vs 6%, p = 0,028) 3) un taux de succès et de durée de l'opération similaires (100% vs 100%et 10.5 min vs 9.6 mn, p = 0,48). 4) moins de remplacement de cathéter à 180 jours dans le groupe de la méthode directe (45% vs 75%, p = 0,0019).

En conclusion, cette méthode d'approche directe percutanée sous contrôle endoscopique aurait pour avantages: 1) de mettre en place d'emblée un cathéter à diamètre plus large permettant un débit des solutés de nutrition entérale plus adapté et une durée de vie du cathéter plus longue 2) de n'utiliser qu'un nasogastroscope pour contrôler le placement de la sonde 3) de diminuer les infections péristomiales 4) d'éviter le risque potentiel mais non formellement établi d'ensemencement lors du passage de la sonde de gastrostomie par la bouche en cas de tumeurs de l'oro-pharynx et de l'œsophage.