Endoscopy 2008; 40(08): 797
DOI: 10.1055/s-0032-1306860
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Commentaire de travail de U. A. Marbet et al., pp. 650

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Publication Date:
12 March 2012 (online)

 

U. A. Marbet, P. Bauerfeind, J. Brunner, G. Dorta, J. J. Valloton, F. Delcò. La coloscopie est la méthode préférée de dépistage organisé du cancer colorectal

Le dépistage du cancer colorectal en population générale est organisé sur le territoire français avec le test Hemoccult®. La principale limite au dépistage pour d'autres tests est l'acceptabilité et l'adhésion, avec pour la coloscopie des taux très faible de l'ordre de 10% dans des études réalisée en particulier en Allemagne. Ce travail rapporte la faisabilité d'un dépistage en population générale en Suisse basé sur une campagne grand public (médias) et ciblée (par lettre personnelle d'invitation). La lettre adressée à 22 818 personnes de 50 à 80 ans proposait un choix entre Hemoccult®, coloscopie, sigmoîdoscopie, ou une combinaison d'Hemoccult® et de sigmoîdoscopie. Le test n'était accepté que par 12% de la population, ce qui est forcément décevant. Parmi ces 12%, 75% choisissaient la coloscopie, 11% l' Hemoccult®, 14% la sigmoîdoscopie avec ou sans Hemoccult®. Le taux de perforation dans les 2044 coloscopies réalisées était de 0,5 pour mille mais des accidents de sédation (coloscopie sans anesthésie générale à l'anglo-saxonne) survenaient dans 2,4 pour mille patients. Le taux de néoplasies avancées était de 8,5%, avec comme facteur de risque les antécédents familiaux de cancer colorectal au 18, et comme facteur protecteur l'absence de tabagisme. Le taux de satisfaction vis-à-vis de la coloscopie était très élevé (91%) alors que les raisons de ce choix et de cette satisfaction n'étaient pas précisées. Cette étude montre globalement des résultats “classiques” concernant les résultats de coloscopie chez les patients testés, mais confirme que malgré une campagne médiatique assez importante le dépistage reste confidentiel lorsqu'il n'est pas basé, avec une logistique forte, sur une organisation en réseaux départementaux autour des médecins généralistes tel que cela est organisé en France.