Endoscopy 2008; 40(06): 544
DOI: 10.1055/s-0032-1306839
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Commentaire de travail de J. M. T. Omloo et al., pp. 464

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Publication Date:
12 March 2012 (online)

 

J. M. T. Omloo, G. W. Sloof, R. Boellaard, O. S. Hoekstra, P. L. Jager, HM van Dullemen, P. Fockens, J. T. M. Plukker, J. J. B. van Lanschot. Importance des paramètres de la tomographie par émission de fluorodeoxyglucose-positron (FDG-PET) et de l'echoendoscopie (EUS) dans la prédiction de la survie après chirurgie pour cancer de l'œsophage

La détermination du stade pré-thérapeutique du cancer de l'oesophage est d'un intérêt majeur pour le pronostic et pour la décision thérapeutique. L'écho-endoscopie est la technique de référence. Récemment, le PETscan a été utilisé dans cette indication. Il s'agit d'une technique non-invasive qui peut permettre une classification qualitative par exemple la détection de métastases, mais également quantitative par la détermination de l'importance de la fixation du marqueur au niveau de la tumeur primitive (= valeur de captation de standardisée, SUV). Le but de cette étude était d'établir la signification pronostic du PETscan chez les patients présentant un cancer de l'oesophage traité chirurgicalement d'emblée, et de déterminer si le PETscan apportait des informations complémentaires par rapport à l'approche habituelle par EUS.

Entre octobre 2002 et août 2004 une étude prospective a été menée dans trois centres universitaires néerlandais. Les patients inclus présentaient un cancer oesophagien épidermoîde ou glandulaire à priori résécable. Le stagging pré-thérapeutique comportait une approche par scanner, EUS ± ponction et PETscan. Les patients étaient classés selon la classification TNM. Tous les patients étaient opérés ce qui permettait une classification pTNM. La surveillance ultérieure a été au minimum de 25 mois.

199 patients ont été retenus dans la cohorte, 125 patients ont été finalement retenus en excluant les chimiothérapies néo adjuvantes ou les décès. Il s'agissait d'adénocarcinome dans 85% des cas, de carcinome épidermoîde dans 15% des cas. La classification préopératoire retenait un stade I ou IIa dans 40% des cas, un stade IIb ou IIIa dans 60%. La survie médiane était de 13 mois.

La mesure du SUV tendait à être inférieure dans les cancers épidermoîdes, mais sans atteindre la significativité. Il y avait une corrélation positive forte entre la mesure du SUV et la longueur de la tumeur, la profondeur de l'invasion pariétale (stade T) et le statut ganglionnaire (stade N).

Le stade T était correctement déterminé par EUS dans 76% des cas. Il y avait un sur-stagging dans 16% des cas, un sous-stagging dans 12%. Le stade ganglionnaire était déterminé correctement dans 70% des cas par EUS. Globalement les performances du scanner étaient moins bonnes pour les stades T et N comme cela est classique.

En analyse univariée, la mesure du SUV, le stade T et le stade N écho-endoscopique, le siège de la tumeur étaient associés à la survie, en revanche le type histologique, la longueur de la tumeur n'était pas associés de façon significative à la survie.

En analyse multivariée, seul le stade T écho endoscopique apparaissait être un facteur pronostique significatif indépendant.

A noter que pour la détermination du stade N, il n'était pas précisé le nombre de ponctions à visée histologique réalisées ce qui peut altérer le résultat obtenu. Un certain nombre d'explications techniques sont développées par les auteurs pour le résultat décevant de la mesure du SUV. Cependant, compte tenu du développement actuel de la réalisation de PETscan dans le cadre du bilan pré-thérapeutique de différentes tumeurs, il est probable que des études comparables seront prochainement publiées.