Endoscopy 2008; 40(04): 451
DOI: 10.1055/s-0032-1306822
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Commentaire de travail de K. Kume et al., pp. 280

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Publication Date:
09 March 2012 (online)

 

K. Kume, M. Yamasaki, M. Tashiro, N. Santo, K. Syukuwa, S. Maekawa, G. Aritome, H. Matsuoka, T. Murase, I. Yoshikawa, M. Otsuki. Mucosectomie gastrique: comparaison de 2 variantes de la méthode du capuchon transparent

Ce travail forcément japonais compare 2 techniques de mucosectomie gastrique avec capuchon dans une série de 54 patients (âge moyen 71 ans) présentant des carcinomes superficiels gastriques. Les 2 techniques sont des variantes de la technique d'embout transparent surtout utilisée dans l'œsophage, permettant avec un embout muni d'une gouttière d'installer une anse fine et asymétrique pour “attraper” la zone néoplasique cible après aspiration dans l'embout. La variante intéressante ici est l'utilisation d'un canal externe à l'endoscope relié directement à l'embout (voir les photos) par lequel est glissée une anse pré-montée, ce qui laisse libre le canal opérateur de l'endoscope pour toutes les manipulations nécessaires (injection), évite la technique difficile de mise en place de l'anse asymétrique, et permet probablement une aspiration plus efficace. Les 2 méthodes comparées (cf schéma) diffèrent dans la position du canal externe qui entre dans l'embout (méthode1) ou reste externe à l'embout (méthode 2), l'anse étant alors déployée autour et à l'extérieur de l'embout. Dans cette étude ont été traités 54 patients (27 pour chaque méthode) présentant des lésions de moins de 20 mm de diamètre maximal et non ulcérées. Ces 2 méthodes semblent aussi efficaces: temps de procédure comparables (en moyenne 16 minutes), taux de résection “curatif” (suivi moyen 10 mois sans récidive) de 81 à 88%, taux de saignement immédiat assez élevé (26%), taux de perforation faible (0% et 3.7% soit 1 cas/27 dans la méthode 2). Il faut signaler la taille impressionnante des pièces de résection: un diamètre moyen de 27 mm avec des extrêmes de 15 à 43 mm, mais il est difficile de savoir si les grands diamètres ne correspondent pas à des résections en plusieurs fragments (soit 11 et 15% des résections). L'intérêt principal des ces méthodes est probablement d'obtenir des pièces de résection un peu plus larges (autour de 27 mm de diamètre moyen versus 24 mm dans l'expérience de la même équipe), l'une des explications possibles étant une meilleure aspiration puisque le canal opérateur reste libre. Reste à évaluer le risque de perforation sur de grandes séries, en étant conscient que la résection après aspiration sur un organe plus mobile que l'œsophage peut augmenter ce risque et nécessite probablement une grande prudence dans l'utilisation pratique de ces méthodes de résection au niveau gastrique.