Endoscopy 2010; 42(05): 433
DOI: 10.1055/s-0031-1291854
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Commentaire de travail de H. Aktas et al., pp. 365

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Publication Date:
20 March 2012 (online)

 

H. Aktas, L. de Ridder, J. Haringsma, E. J. KuipersP. B. F. Mensink. Complications de l’Entéroscopie simple ballon: évaluation de 166 procédures

Ce travail rapporte l’examen de 105 patients (166 procédures) consécutifs ayant eu une entéroscopie utilisant un endoscope et un overtube avec un unique ballon (XSIF-Q160Y Olympus). Le temps moyen de l’endoscopie était de 70 minutes, 4 % des patients ayant eu une entéroscopie complète (par double voie). La longueur moyenne d’insertion (dont la mesure reste un peu un mystère, toujours très subjective) était de 243cm (voie orale) et 90cm (voie basse). Une lésion “responsable” était identifiée chez 65 (61 %) des patients, avec un majorité d’ulcérations chez 30 (29%) patients, et de télangiectasies chez 16 (15%) patients. Un traitement était effectuée au cours de 21 procédures (13%) incluant essentiellement une coagulation au plasma Argon (71% des traitements, 15 cas) une polypectomie (3 cas, 14%), une dilatation (2 cas, 10%), un traitement par injection (1 cas, 5%). Le taux de complications, objectif principal de cette étude, était nul en cas d’entéroscopie diagnostique (145 procédures) et de 4.8% après entéroscopie thérapeutique (1 perforation sur dilatation d’une sténose radique). Une mesure systématique de l’amylase avant et après traitement était faite et analysable chez 81 patients: 16% des patients avaient une amylase augmentée après traitement, et une augmentation significative du taux d’amylase était noté après la procédure (moy 78 vs 55UI/l), sans augmentation dela CRP, sans aucun signe clinique évoquant une pancréatite chez ces patients. Il s’agit donc d’une des premières séries évaluant les risques d’une entéroscopie simple ballon, présentée par la même équipe qui rapportait en 2007 le taux de complications d’une très grande série multicentrique de 2362 procédures utilisant l’entéroscope double ballon (avec un taux de complication identique sur l’ensemble des procédures mais 0.3% de pancréatites cliniques). Ce travail montre que le ballonnet duodénal reste un traumatisme, cependant mineur et sans conséquences, pour la papille duodénale et permet d’insister sur l’importance de ne gonfler le ballon de l’overtube qu’après le passage de l’angle de Treitz si possible. D’autre part, le grêle radique reste une des situations à haut risque pour toute entéroscopie (comme pour un examen par capsule d’ailleurs).