Endoscopy 2010; 42(03): 241-242
DOI: 10.1055/s-0031-1291841
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Commentaire de travail de J. J. W. Tischendorf et al., pp. 203

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Publication Date:
16 March 2012 (online)

 

J. J. W. Tischendorf, S. Gross, R. Winograd, H. Hecker, R. Auer, A. Behrens, C. Trautwein, T. Aach, T. Stehle. Etude pilote de la classification des polypes colo rectaux aidée par informatique basée sur les signes vasculaires

La caractérisation des polypes recto coliques a été profondément améliorée par les dernières techniques de coloration virtuelle dont le NBI. Elle se base en partie sur la vascularisation des formations polypoïdes permettant de différencier leur nature néoplasique ou non néoplasique. Le NBI a ainsi permis d’obtenir des précisions diagnostiques de plus de 90%. La problématique de la variation intra et inter observateur, de la courbe d’apprentissage de cette caractérisation sur fond de potentielle complication liée à la polypectomie par excès (pour lésion non néoplasique) reste entière et apparaît comme le point d’appel de ce travail.

Cette étude pilote a comparé prospectivement sur un total de 128 malades présentant 209 polypes les capacités de caractérisation de 2 observateurs en aveugle avec une évaluation automatisée et informatisée de l’image. Les images étaient obtenues avec un endoscope à magnification Olympus (× 150) avec fonction NBI activée. Elles étaient ensuite soumises aux investigateurs et au logiciel basé sur un algorithme développé par les auteurs. Le logiciel analysait ainsi sur les images modifiées par dégradation et niveau de gris, la longueur et circonférence moyenne des vaisseaux, ainsi que la brillance globale de l’image obtenue. La précision diagnostique côté “humain” fut de 91% (Kappa de 0.808 entre les 2 investigateurs) alors qu’elle fut côté “machine” de 85%. Il n’y avait pas de différence statistiquement significative quelque soit les sous groupes de polype (histologie avancée ou non), mais les auteurs relevaient une tendance globale à l’infériorité du système informatisé.

Les techniques d’analyses et de rehaussement automatisés de surface muqueuse apparaissent faisables et vont probablement se multiplier complétant les chromo endoscopies virtuelles actuellement disponibles. Elles permettent potentiellement de s’amender de la subjectivité de l’observateur et de la courbe d’apprentissage. Mais nous sommes loin de la pratique clinique quotidienne et rien ne vaut encore l’œil de l’endoscopiste aguerri!